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Aquitaine

Aquitaine


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Catégorie:Région française L'Aquitaine est une région française du Sud-Ouest de la France. Elle comprend cinq départements. départements Ci-dessus, le blason de l'Aquitaine.

Histoire

Cf. Article détaillé : Histoire de l'Aquitaine L'Aquitaine est un terme qui existe depuis au moins le Ier siècle avant J.-C., et qui a désigné une région Sud-Ouest aux limites variables, mais qui n'a jamais dépassé les Pyrénées au Sud, la Loire au Nord. Aquitaine signifierait en latin « pays des eaux » (aqua 'eau'). L'Aquitaine a été une province romaine, un royaume à l'époque des Wisigoths, puis épisodiquement à la fin du Haut Moyen Âge, puis un duché. L'Aquitaine historique diffère de l'Aquitaine administrative actuelle. Sous l'empire romain, elle s'étend à tout le versant atlantique des Pyrénées aux rives de la Loire . Saintes et Bordeaux furent les capitales antiques de la Gaule aquitaine. Charlemagne crée en 781 le royaume d'Aquitaine englobant tous les territoires du Rhône à l'Atlantique, avec pour capitale Toulouse afin de fédérer la reconquête Hispanique. Le nom d'Aquitaine a été repris par le duché d'Aquitaine qui avait pour capitale Bordeaux et s'étendait au Saintonge, au Poitou. En 1058, il s'est uni au duché de Gascogne. Voir les ducs d'Aquitaine. La reine Aliénor d'Aquitaine, fille du duc Guillaume X, fut au Moyen Âge parmi les personnages les plus influents de toute l'Europe. Henri II plantagenêt roi d'Angleterre devient duc d'Aquitaine en 1154. De là est né une longue querelle féodale avec le roi de France qui aboutit à la guerre de cent ans en 1345. L'expression de province de Guyenne provient d'une déformation du mot Aquitaine. La victoire Française de la bataille de Castillon marquera la reconquête de Bordeaux en 1453.

Administration

Article détaillé : Conseil régional d'Aquitaine

Politique

Article de fond : Politique de l'Aquitaine

Géographie

Politique de l'Aquitaine Article de fond: Géographie de l'Aquitaine

Transports

Article de fond: Transports de l'Aquitaine

Le réseau routier

Les autoroutes


- L'A10
- L'A62
- L'A64
- L'A89

La traversée des Pyrénées


- Le passage transfrontalier Irun-Hendaye, villes où les transports tiennent une place très importante.
- Le Tunnel du Somport

Le réseau ferré

Trois grand axes :
- la ligne Paris - Bordeaux - Madrid par Irun, axe majeur pour l'économie et le transport, ce qui crée des déséquilibres au niveau régional :
  - pouvoirs d'attraction de Bordeaux, de Bayonne-Anglet-Biarritz,
  - désertification des pyrénées, de la Dordogne, du Lot-et-Garonne. La ligne Paris - Bordeaux - Madrid par Irun a toujours été une priorité pour les Etats français et espagnol, aussi il y a une ligne TGV Paris - Tours très rapidement puis jusqu'à Bordeaux et Dax...
- l'axe transversal Bordeaux - Toulouse. Ce n'est pas une ligne TGV au grand dam des Toulousains...
- l'axe transversal Espagne - Italie, par Irun, Pau, Toulouse, Vintimille.

Le réseau fluvial

Toulouse Le canal du Midi est un canal français qui relie la Garonne à la Méditerranée. Il fournit avec le canal latéral à la Garonne une voie navigable (le canal des deux mers) de l'Atlantique à la Méditerranée. Il a été prolongé par le canal du Rhône à Sète. C'est le commerce du blé qui motiva sa construction. Construit au , de 1666 à 1681, sous le règne de Louis XIV, sous la supervision de Pierre-Paul Riquet, le canal du Midi est le plus ancien canal d'Europe encore en fonctionnement.

Le transport maritime


- Port de Bordeaux Le port autonome de Bordeaux accueille chaque année 1 600 navires et traite environ 9 millions de tonnes de marchandises (dont 4 millions de tonnes d'hydrocarbures). Le port autonome de Bordeaux accueille également les éléments de l'A380 en transit vers Toulouse.

- Port de Bayonne

L'avion

Il y a trois aéroports internationaux en Aquitaine :
- Aéroport de Bordeaux situé à Mérignac ;
- Aéroport international de Pau-Pyrénées à Uzein, situé à 17 km au nord-ouest de la ville de Pau ;
- Aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne situé à Biarritz.

Économie

Article de fond : Économie de l'Aquitaine

Démographie

Article de fond : Démographie de l'Aquitaine

Culture

Article de fond : Culture de l'Aquitaine

Langue

Les langues d'Aquitaine sont le français, l'occitan et le basque (en basque : euskara). Les dialectes occitans sont l'agenais parlé en Lot-et-Garonne, le bergeraquois dans la Dordogne, le gascon parlé dans la Gironde, les Landes et le béarnais parlé dans le Béarn (Pyrénées-Atlantiques). Le basque est parlé dans la partie occidentale des Pyrénées-Atlantiques : les provinces basques de Basse-Navarre, de Soule et du Labourd.

Gastronomie

Viticulture


- Première région viticole de France, l'Aquitaine génère le quart de la production viticole de l'Hexagone, la France étant le premier pays producteur au monde.
le Bordelais
La Gironde appelée en terme oenologique, le Bordelais (Vignoble de Bordeaux), est donc la première région viticole tant en quantité qu'en qualité. Les vins de Bordeaux représentent de multiples nuances gustatives dues non seulement aux cépages cultivés mais surtout à l'influence des terroirs. Le vignoble de Bordeaux produit des vins rouges, des vins blancs secs ou liquoreux et des vins rosés. Les cépages de Bordeaux se distinguent par leur situation géographique vis-à-vis de la Garonne.
  - Le Médoc Le vignoble du Médoc s'étend sur la rive gauche de la Gironde, de Saint-Vivien-de-Médoc au nord jusqu'à Bordeaux au sud. ::: Vignoble du Médoc ::: Vignoble du Haut-Médoc ::: Vignoble de Saint-Estèphe ::: Vignoble de Pauillac ::: Vignoble de Saint-Julien ::: Vignoble de Listrac-Médoc ::: Vignoble de Moulis-en-Médoc ::: Vignoble de Margaux
  - Les Graves Le vignoble des Graves s'étend au sud de Bordeaux le long de la Garonne, jusqu'au canton de Langon. ::: Vignoble des Graves ::: Vignoble de Pessac-Léognan ::: Vignoble de Cérons ::: Vignoble de Barsac ::: Vignoble de Sauternes
  - Les vignobles de Blaye et Bourg Les vignoble du Bourgeais-Blayais s'étend entre la rive droite de la Gironde et la frontière du département de la Charente-Maritime. ::: Vignoble de Blaye ::: Vignoble des Côtes-de-Blaye ::: Vignoble des Premières-côtes-de-Blaye ::: Vignoble des Côtes-de-Bourg
  - Le Libournais Le vignoble du Libournais s'étend sur la rive droite de la Dordogne, de Libourne à l'est jusqu'en limite du département de la Dordogne à l'ouest. Cette zone est la plus morcellée puisque sur une petite superficie elle comporte de nombreuses appellations, toutes de vins rouges : ::: Vignoble de Fronsac ::: Vignoble de Canon-Fronsac ::: Vignoble de Pomerol ::: Vignoble de Lalande-de-Pomerol ::: Vignoble de Néac ::: Vignoble de Saint-Émilion ::: Vignoble de Montagne-Saint-Émilion ::: Vignoble de Saint-Georges-Saint-Émilion ::: Vignoble de Lussac-Saint-Émilion ::: Vignoble de Puisseguin-Saint-Émilion ::: Vignoble des Côtes-de-Castillon ::: Vignoble de Bordeaux-Côtes-de-Franc
  - L'Entre-Deux-Mers Ce vignoble bordelais s'étend entre la Dordogne et la Garonne à l'intérieur du département de la Gironde. ::: Vignoble de l'Entre-Deux-Mers ::: Vignoble des Graves-de-Vayres ::: Vignoble des Premières-côtes-de-Bordeaux ::: Vignoble de Cadillac ::: Vignoble de Loupiac ::: Vignoble de Sainte-Croix-du-Mont ::: Vignoble du Haut-Benauge ::: Vignoble des Côtes-de-Bordeaux-Saint-Macaire ::: Vignoble de Sainte-Foy-Bordeaux
Vignoble du Sud-Ouest
= Vignobles de la Guyenne
=
- Vignoble de Bergerac
- Vignoble des Côtes-de-Duras, rouge
- Vignoble des Côtes-du-Marmandais, rouge
= Vignobles de Gascogne et des Pyrénées
= Cette région vinicole, à l'ouest de Toulouse, s'étend d'Agen vers le Pays basque.
- Armagnac
- Vignoble des Côtes-du-Béarn
- Vignoble des Côtes-de-Buzet
- Vignoble des Côtes-de-Saint-Mont
- Vignoble d'Irouléguy
- Vignoble du Jurançon
- Vignoble de Madiran et Pacherenc
- Vignoble de Tursan Voir aussi
- Viticulture en France | Glossaire de la viticulture
- Cépage | Liste des cépages du monde | Cépages par type de vin | Cépages par climat Le Béarn et le Pays basque offrent toutes les spécialités gastronomiques du sud-ouest :
- Foie gras, confit, magret et autres plats dérivés du canard,
- la pipérade
- le Madiran, vin à caractère produit en Hautes-Pyrénées, Béarn, et Gers. Le Béarn a développé quelques spécialités :
- la poule au pot
- la garbure
- le Jurançon, vin blanc sec ou moelleux Et vous voudrez bien noter que la sauce béarnaise n'a rien de béarnais puisqu'elle a été inventée en région parisienne. Le Pays basque a aussi ses spécialités :
- l'axoa
- le piment d'Espelette
- le jambon de Bayonne
- le poulet basquaise
- le gâteau basque
- l'Irouléguy.

Construction

Les maisons


- La maison basque
- La vie sociale et politique des Basques s'organise autour de l’etxe ou etche. Car seuls les chefs de famille propriétaires d’une maison assistaient aux assemblées du village. C’est l'élément initial d’intégration dans la communauté. L’aîné de la famille héritait de la maison.
- La maison béarnaise
- Comme l’etxe, la maison basque, la case béarnaise est la pierre angulaire de l’identité de la famille. La hiérarchie sociale s'établissait sur la base de la « case » transmise avec l’ensemble des terres à l’aîné. La maison béarnaise est bâtie avec des galets du gave gris dans le mortier. Des tuiles plates ou plus fréquemment des ardoises sont présentes sur les toits. L’une des caractéristiques essentielles de la maison béarnaise est ainsi sa toiture : la pente peut atteindre 50°, ou même plus. Au Pays basque comme dans le Béarn, les maisons varient selon les vallées, selon les aires géographiques.
- La maison landaise

Symbole

maison landaise

Patrimoine

maison landaise maison landaise] Il y aurait plus de 1000 châteaux en Dordogne; voici les plus connus : Castelnaud-la-Chapelle, Commarque, Monbazillac, Beynac, Herm, Bourdeilles, Biron, Milandes, le château de Joséphine Baker, Montfort, Château de Puymartin/Marquay. On trouve également des bastides, notamment à Montpazier, Villefranche-du-Périgord, Domme et ses remparts, et Eymet et son château. Eymet La vallée de la Vézère avec les grottes de Lascaux, les grottes des Eyzies, La Roque-Saint-Christophe, la Rouffignac et le célèbre abri de Cro-Magnon. Les villes fameuses de Sarlat, Bergerac, Nontron et sa mascarade des Soufflaculs, ses jardins des arts, son Pôle des Métiers d'Arts, sa coutellerie « Le Périgord », Périgueux et ses ruines gallo-romaines. Le village du Bournat, l'abbaye de Brantôme (), le parc archéologique de Beynac, Mandacou. Voir aussi : Liste des musées d'Aquitaine

Aquitains célèbres


- Liste des personnalités aquitaines

Voir aussi


- Blason de l'Aquitaine
- occitan, Occitanie, Guyenne
- gascon, Gascogne
- basque, Pays basque, toponymie basque
- béarnais, Béarn
- Pyrénées-Atlantiques

Liens externes


- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Aquitaine Aquitaine sur Wikitravel]
- [http://aquitaine.fr/ Site du conseil régional]
-
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/ac Site Arts et culture du CRDP d'Aquitaine] ja:アキテーヌ地域圏

Catégorie:Aquitaine

Articles portant sur l'Aquitaine Catégorie:Région française

Catégorie:Région française

Voir l'article : Régions françaises Catégorie:Administration territoriale française France ja:Category:フランスの地域圏 ko:분류:프랑스의 레지옹

Sud-ouest

Un point cardinal est une des quatre principales directions d'un compas dans un plan :
lettrepointcap
Nnord000° (ou 360°)
Eest090°
Ssud180°
Oouest270°
Les quatre points cardinaux sont représentés sur les cartes géographiques par une rose des vents dont la plus longue branche représente le nord. Par convention, le nord indique le haut d'une carte, le sud le bas, l'est la droite et l'ouest la gauche. Longtemps, dans les pays chrétiens, le haut de la carte était orienté vers l'est, plus exactement vers Jérusalem. Dans les pays d'Extrême-Orient, la notion de milieu représente l'équivalent d'un cinquième point cardinal. De ces quatre points ont été construits des intermédiaires :
lettrepointcap
Nnord
NNEnord-nord-est22,5°
NEnord-est45°
ENEest-nord-est67,5°
Eest90°
ESEest-sud-est112,5°
SEsud-est135°
SSEsud-sud-est157,5°
Ssud180°
SSOsud-sud-ouest202,5°
SOsud-ouest225°
OSOouest-sud-ouest247,5°
Oouest270°
ONOouest-nord-ouest292,5°
NOnord-ouest315°
NNOnord-nord-ouest337,5°
Nnord360°

Articles connexes :


- pôle géographique
- pôle magnétique Catégorie:Cartographie ja:方位

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France

Blason de l'Aquitaine

Les armes de l'ancienne province française de la Guyenne, actuelle Aquitaine se blasonnent ainsi : de gueules à un léopard (un lion qui a la tête de face) d'or (jaune), armé (avec les griffes) et lampassé (la langue) d'azur (bleu). Catégorie:Blason Catégorie:Aquitaine

Histoire de l'Aquitaine

L'Aquitaine est le nom donné depuis au moins le Ier siècle avant J.-C. à une région ancrée sur la façade atlantique et le versant nord des Pyrénées.

La préhistoire

l'homme de Cro-Magnon

Il y a quelques 45 000 ans, l'humain sage (homo sapiens) pénètre (au Tadjikistan) dans la vaste steppe eurasiatique. En quelques millénaires, il la peuplera d'Ouest en Est. C'est probablement à l'occasion d'un interglaciaire, il y a 40 000 ans, que l'humain moderne arrive en Aquitaine. Le site de Cro-Magnon lui donnera un nom. Il supplantera progressivement son brillant prédécesseur, l'humain de Néandertal, un cousin trop éloigné pour qu'ils aient pu mêler leurs sangs.

les artistes du Paléolithique

Les Aquitains du Paléolithique ont laissé de nombreux vestiges de leur savoir-faire, dont les remarquables peintures de la grotte de Lascaux (-17 000 ans).

le refuge climatique

Pendant la dernière glaciation, l'Aquitaine s'est avéré être le principal refuge climatique de l'Europe de l'Ouest. Elle a joué un rôle central dans le peuplement de l'Europe émergeant des glaces, comme en témoignent différents marqueurs génétiques qui présentent leur concentration maximale chez les Basques.

la civilisation des mégalithes

Au néolithique, se sont développées sur le littoral atlantique des civilisations d'éleveurs qui nous ont laissé de nombreux dolmens ou menhirs.

l'âge des métaux

L'âge du bronze est bien représenté en Aquitaine (bronze ancien en Médoc, harrespils du bronze tardif au Pays basque...). C'est moins vrai du fer récent en Gascogne. A l'arrivée des Romains, la pression celtique butait sur la Garonne. En revanche les Celtes étaient bien implantés dans la haute vallée de la Garonne et en Gironde où les Bituriges Vivisques ont fondé Noviomagus (Saint-Germain d'Esteuil ?) et pris le contrôle de Burdigala.

Antiquité

L'Aquitaine antique

L'Aquitaine historique diffère de l'Aquitaine administrative actuelle. Elle s'étend entre Garonne et Pyrénées, de l'Atlantique au Couserans. Sa population, qualifiée par Jules César d'« ibère », présentait des affinités ethniques avec les Vascons de la moyenne vallée de l'Ebre. Leur onomastique est cohérente et souvent intelligible par le basque actuel. Le statut social de la femme y était privilégié (on rappelle qu'avant la révolution, les femmes pyrénéennes héritaient au même titre que les hommes).

La pax romana

Sous l'empire romain, le dénomination Aquitaine s'applique à un gros Sud-Ouest de la Gaule, des Pyrénées aux rives de la Loire, Auvergne incluse. Saintes et Bordeaux furent les capitales antiques de la Gaule aquitaine. L'Aquitaine historique réapparait au III siècle sous la dénomination d' Aquitaine des neufs peuples ou Novempopulanie. Sa romanisation conduira à la Gascogne.

Le Moyen-âge

L'Aquitaine wisigothique

L'aquitaine passe sous la domination des Wisigoths en 412-413.

L'Aquitaine et les Francs

En 507, Clovis, appelé par les évêques de Novempopulanie, l'intègre au Royaume des Francs, en battant Alaric II, roi des Wisigoth, à la bataille de Vouillé. Entre 719 et 732, les ducs Eudes, Hunald et Waiffre détiennent l’Albigeois où ils ont des biens. Eudes combat les Sarrasins en Albigeois. Jugeant l'Aquitaine trop affranchie, Pépin le Bref fait assassiner le duc Waiffre en 768. En 778, l'armée de Roland, piégée par le wali de Saragosse, a été défaite par les Navarrais dans les montagnes de Roncevaux pour avoir mis à sac de la ville de Pampelune. Puis Charlemagne crée en 781 pour son fils Louis le débonnaire alors âgé de trois ans, le royaume d'Aquitaine englobant les territoires du Rhône à l'Atlantique. Il avait pour capitale Toulouse afin de fédérer la reconquête Hispanique.

Les duchés du Moyen Âge

En 877, l'Aquitaine se décompose en deux duchés, un duché de Gascogne au sud de la Garonne et un duché d'Aquitaine (plus tard appelé Guyenne) qui avait pour capitale Bordeaux et s'étendait à la Saintonge et au Poitou. En 1058, les deux duchés se réunissent. :Cf. Liste des ducs d'Aquitaine. La reine Aliénor d'Aquitaine, fille du duc Guillaume X, fut au Moyen Âge parmi les personnages les plus influents de toute l'Europe. Elle épousa en 1152 le duc de Normandie et comte d'Anjou, qui devint en 1154 le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt. La rivalité entre les deux couronnes aboutira à la guerre de cent ans en 1345. Le duché d'Aquitaine prend le nom de duché de Guyenne au moment du Traité de Paris conclu le 12 avril 1229 entre Saint Louis et Raymond VII comte de Toulouse, qui cédait ainsi la plus grande partie du Languedoc à la France et mettait fin au conflit albigeois.

Le rattachement à la couronne de France

La victoire Française à la bataille de Castillon marquera la reconquête de Bordeaux en 1453. Louis XI donne le duché en apanage à son frère Charles de Valois en 1469. Il reviendra définitivement à la couronne française à la mort de celui-ci en 1472. Bibliographie : Régine Pernoud, Aliénor d'Aquitaine

De la Renaissance aux Lumières

La Révolution

La Révolution industrielle

L'Aquitaine au XXe siècle

Catégorie:Histoire de France Catégorie:Aquitaine

Pyrénées

Les Pyrénées sont une chaîne montagneuse séparant la France et l'Espagne et abritant la principauté d'Andorre. La principale exception à cette règle est formée par le Val d'Aran, qui dépend de l'Espagne et l'exclave de la ville de Llívia mais se situe sur la face nord du massif. En orographie, parmi les anomalies, est incluse la chute Cerdagne. La chaine des Pyrénées traverse 6 départements Français d'est en ouest qui sont : les Pyrénées-Orientales, l'Aude, l'Ariège, la Haute-Garonne, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques. Elle traverse les provinces espagnoles de Catalogne, d'Aragon, de Navarre et d'Euskadi (Pays basque espagnol). Pays basque

Structure géologique

Pays basque Les Pyrénées sont plus anciennes que les Alpes : les sédiments de leur genèse se déposèrent dans des bassins littoraux au cours du Paléozoïque (ère primaire) et du Mésozoïque (ère secondaire).
Puis, au Crétacé inférieur, sous l'effet d'une ouverture océanique, le golfe de Gascogne se déploya en éventail, serrant l'Espagne contre la France et prenant de grandes couches de ces sédiments en étau : le serrage et le soulèvement de l'écorce terrestre commencèrent par affecter la partie orientale pour s'étendre progressivement à toute la chaîne, surrection et déformation culminant à l'Éocène, au début de l'ère tertiaire.
La partie orientale des Pyrénées est surtout constituée de roches crustales (granites et gneiss), alors que dans la partie occidentale les pics de granite sont flanqués de couches calcaires.
Le caractère massif et peu découpé de la chaîne est dû à cette prépondérance de roches crustales, offrant peu de prise à l'érosion, ainsi qu'au faible développement des glaciers.

Climat et végétation

érosion Les Pyrénées forment une barrière climatique, les versants français recevant d'abondantes précipitations, alors que les versants espagnols sont beaucoup plus arides. Á ce contraste s'ajoute un gradient Ouest-Est, du Pays basque au climat océanique vers les régions orientales sèches.
Ces différences de climat entraînent une stratification de la végétation d'ouest en est : elle est plus développée dans la partie atlantique de la chaîne, où les pentes inférieures sont boisées, alors qu'à l'approche des côtes méditerranéennes, les montagnes sont presque entièrement dénudées.
Au-dessus de 2 000 m, de petits glaciers perdurent dans les Pyrénées centrales. Mais la surface totales de ces glaciers, estimée à moins de 10 km², est en constante diminution. Si rien ne change dans le réchauffement climatique, les glaciers des Pyrénées auront disparu en 2100 !
Les gaves, torrents qui franchissent les à-pic en de spectaculaires cascades, sont caractéristiques des Pyrénées françaises, plus escarpées dans leur ensemble que les Pyrénées espagnoles. Pins à crochets (Pinus uncinata) en altitude, Hêtres (Fagus sylvatica) et sapins (Abies alba) en moyenne montagne, puis chênes et châtaigniers sur les basses pentes constituent les principales essences, l'agriculture étant limitée dans les vallées aux céréales et aux arbres fruitiers. La faune et la flore de la partie centrale des Pyrénées sont protégées par le Parc national des Pyrénées versant français et par deux Parcs Nationaux : "Encantats" et d'"Ordessa y Monte Perdido" versant espagnol. Voici quelques espèces endémiques des Pyrénées : le bouquetin des Pyrénées (ibex) (Capra pyrenaica ssp. pyrenaica), disparue depuis 2001, le desman ou rat-taupe (Galemys pyrenaicus), mammifère aquatique dont l'aire de répartition s'étend aux deux versants des Pyrénées et aux massifs montagneux du nord-ouest de la Péninsule ibérique et l'euprocte des Pyrénées (Eurpoctus asper), batracien urodèle des cours d'eau d'altitude.

Les sommets

Le point culminant des Pyrénées est le pic d'Aneto (3 404 m), situé sur le versant espagnol.

Les grands sommets


- Aneto (3 404 m)
- Posets (3 375 m)
- Mont Perdu (3 355 m)
- Pic Maudit (3 350 m)
- Pic du Cylindre (3 328 m)
- Pic de la Maladeta (3 308 m)
- Vignemale (Pique longue) (3 298 m)

Les autres 3 000 m

Vignemale
- Clot de la Hount (3 289 m)
- Pic du Marboré (3 248 m)
- Pic de Cerbillona (3 247 m)
- Pic de Perdiguère (3 222 m)
- Pic de Montferrat (3 220 m)
- Pic Long (3 192 m)
- Pic Schrader (Grand Batchimale) (3 177 m)
- Pic de Campbieil (3 173 m)
- Pic de la cascade orientale (3161 m)
- Pic Badet (3 160 m)
- Pic du Balaïtous (3 144 m)
- Pic du Taillon (3 144 m)
- Pique d'Estats (3 143 m)
- Punta del Sabre (3 136 m)
- Pic de la Munia (3 134 m)
- Pointe de Literole (3 132 m)
- Pic des Gourgs Blancs (3 129 m)
- Pic de Royo (3121m)
- Pic des Crabioules (3 116 m)
- Pic de Maupas (3 109 m)
- Pic Lézat (3 107 m)
- Pic de la cascade occidental (3095 m)
- Pic de Néouvielle (3 091 m)
- Pic de Troumouse (3 085 m)
- Pics d'Enfer (3082 m)
- Pic de Montcalm (3 077 m) Pic de Montcalm
- Grand pic d' Astazou (3 077 m)
- Épaule du Marboré (3 073 m)
- Pic du port de Sullo (3072 m)
- Pic des Spijeoles (3 066 m)
- Pic de Quayrat (3 060 m)
- Pic des Trois Conseillers (3 039 m)
- Turon de Néouvielle (3 035 m)
- Pic de Batoua (3 034 m)
- Petit Vignemale (3 032 m)
- Tour du Marboré (3 009 m)
- Casque du Marboré (3 006 m)
- Grande Fache (3 005 m)

Les sommets célèbres de moins de 3 000 m


- Pic de Palas (2974 m) Pic de Palas
- Pic de Comapedrosa (2 942 m), point culminant d'Andorre
- Pic Carlit (2 921 m)
- Pic du Midi d'Ossau (2 885 m)
- Pic du Midi de Bigorre (2 876 m)
- Mont Valier (2838 m)
- Petit Pic du Midi d'Ossau (2 812 m)
- Mont Canigou (2 786 m)
- Pic d'Anie (2 504 m)
- Pic de Madrès (2 469)
- Grande Aiguille d'Ansabère (2 376 m)
- Pic du Soularac (2 368 m)
- Pic du Saint Barthélémy (2 348 m)
- Pic des Trois Seigneurs (2 199 m)
- Pic d'Orhy (2 017 m)

Liste des stations de sports d'hiver


- Arette
- Artouste
- Bourg-d'Oueil
- Cauterets
- Font-Romeu
- Gourette
- Guzet-neige
- La Mongie
- La Pierre Saint Martin
- Le Mourtis
- Les Angles (Pyrénées-Orientales)
- Luchon-Superbagnères
- Luz-Ardiden
- Nistos cap nestes
- Peyragudes
- Piau-Engaly
- Somport
- Superbagnères

Voir aussi


- Liste des lacs des Pyrénées
- Voir article détaillé Liste UIAA des 3000 pyrénéens

Lien externes

Sites traitant des Pyrénées (sommets, 3000, refuges/cabanes...) :
- [http://www.pyrenees-passion.info/3000.php/ Site pyrénéiste]
- [http://www.recherche.enac.fr/%7Ebrisset/montagne/pyrenees/3000/ Cartes des zones 3000]
- [http://www.randozone.com/ Les sommets, lacs et refuges des Pyrénées]
- [http://earthobservatory.nasa.gov/Newsroom/NewImages/images.php3?img_id=16611 Photographie satellite du plateau de Beille, sur le site de la NASA]
- [http://www.pyrenees-refuges.com Refuges et cabanes des Pyrénées]
- [http://www.partenariatmontagne.org/news/news.html partenariat de la montagne]
- [http://www.sig-pyrenees.net Observatoire Socio-économique des Pyrénées]
-
ja:ピレネー山脈 ko:피레네 산맥

Loire (fleuve)

La Loire est un fleuve long de 1 020 kilomètres, ce qui en fait le plus long de France. Elle prend sa source en Ardèche. Son bassin de 117 000 km² occupe plus d’un cinquième du territoire français. Elle se jette dans l’océan Atlantique en Loire-Atlantique à travers un estuaire. L’adjectif signifiant « relatif à la Loire » est ligérien, d’après le nom du fleuve en latin : Liger. Il existe deux variantes de son nom en occitan: Léger et Leire. Son nom en breton est Liger (son embouchure se trouve en Bretagne historique), la partie de son cours entre Ingrandes et Nantes s'appelle le Val de Bretagne.

Histoire

Des scientifiques émettent l'hypothèse que, dans un passé éloigné, la Loire continuait vers le Nord et finisait pas rencontrer le cours de la Seine. Un incident géologique aurait détourné le fleuve vers l'ouest.
- Voir aussi : Liste des inondations de la Loire

La navigation

Autrefois important axe de navigation et de transport de marchandises, la Loire n’est aujourd’hui plus navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu’à Nantes environ. Les bateaux étaient traditionnellement à fond plat, avec un grand mat (pour prendre le vent au-dessus des berges) escamotable (pour passer sous les ponts) : gabarre, futreau... Le débit irrégulier du fleuve limitait fortement la circulation, en particulier la remontée de celui-ci, qui pouvait être cependant aidée par le hâlage des navires. Jusqu’en 1991, des pétroliers remontaient encore de Nantes à Bouchemaine, à l’embouchure de la Maine près d’Angers. Aujourd’hui ce trafic commercial a totalement cessé.

Le Fleuve royal

La vallée de la Loire située entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire a été classée en 2000 par l’UNESCO Patrimoine Mondial de l’humanité. La Loire est parfois surnommée Fleuve royal du fait de la présence de nombreux châteaux dans cette portion. Malgré quelques barrages et certaines protections latérales contre les crues, la Loire est le seul "grand fleuve sauvage" survivant en France : elle est aussi un "royaume" de paysages somptueux et de milieux naturels très riches. L'intégralité du fleuve a été inscrit comme Site d'Importance Communautaire du "Réseau Natura 2000" au titre des deux directives "Oiseaux" et "Habitat", en vue de la protection de sa faune et de sa flore sauvage, de sa biodiversité, de ses écosystèmes ainsi que des lieux de passage des espèces migratoires.

Géographie

Entre source et Orléans

La Loire prend sa source dans l’est du Massif central, au pied sud du mont Gerbier de Jonc, dans la commune ardèchoise de Sainte-Eulalie, à 1 408 m d’altitude. Elle n’est à l’origine qu’un simple filet d’eau, et il serait plus juste de parler des sources de la Loire car le fleuve n'est au départ qu'une multitude de petits ruisseaux qui se rejoignent progressivement. Le fleuve coule tout d’abord vers l’ouest, puis rapidement vers le nord en traversant le Massif central à travers plusieurs gorges. Son confluent avec l’Allier à Nevers gonfle sa taille. Elle s’oriente ensuite vers le nord-ouest pour bifurquer finalement vers le sud-ouest après Orléans. À Pouilly-sur-Loire, le pont qui permet de relier Pouilly au département du Cher se situe à mi-distance entre la source et l'embouchure.

Vers Orléans

Dans cette zone, le débit d'étiage est essentiellement souterrain (le Loiret n'étant en fait qu'une résurgence du fleuve). Cette configuration est responsable de certains effondrements dans le lit lui même ("sables mouvants" responsables de beaucoup de noyades) ou au niveau de ses berges (bîmes). Le cours est divisé à certains niveaux en lit majeur ou grande Loire (côté nord) et lit mineur ou petite Loire (côté sud). Cette division est maintenue artificiellement par des digues submersibles parallèles à l'écoulement : les duits (ou les dhuis).

L'embouchure

La Loire se jette dans l’Océan Atlantique au niveau de Saint-Nazaire, après avoir formé un estuaire à partir de Nantes. Son estuaire se termine par un vaste delta immergé. De ce delta seul un ilot emmerge. Il s'agit du Banc du Billot situé en face du port de Montoir de Bretagne. La présence de ce delta rend l'arrivée des navires très délicate. Un chenal, d'une profondeur de 13 m est entretenu à travers les différents bancs de sable.

Principaux affluents

Montoir de Bretagne] Montoir de Bretagne] Les principaux affluents de la Loire sont, à partir de sa source :
- Le Lignon (D) - 82 km
- Le Furan (D) - 36 km
- Le Reins (D) - ? km
- L’Arroux (D) - 120 km
- La Bresbre (G) - 97 km
- L’Aron (D) - 70 km
- La Nièvre (D) - 53 km
- L’Allier (G) - 410 km
- Le Loiret (G) - 12 km
- Le Beuvron (G) - 115 km
- La Cisse (D) - 81 km
- Le Cher (G) - 365 km
- L’Indre (G) - 276 km
- La Vienne (G) - 359 km
- Le Thouet (G) - 140 km
- L’Authion (D) - 85 km
- La Maine (D) - 12 km
- Le Layon (G) - 86 km
- L’Èvre (G) - 89 km
- L’Erdre (D) - 92 km
- La Sèvre nantaise (G) - 125 km
- La Chézine (D) - 21 km
- L’Acheneau (G) - 25 km
- Le Brivet (D) - ? km NB : D=Droite G=Gauche

Hydrologie

Le débit moyen de la Loire est très irrégulier. Il est, sur une année, de 350 m3/s à Orléans et de 900 m3/s à l’embouchure. Cependant, il peut parfois brutalement dépasser les 2 000 m3/s pour la haute Loire et 7 000 m3/s en basse Loire en période de crue. En été, un débit moyen de 10 m3/s à Orléans n’est pas rare. Cette irrégularité du débit fait que la majeure partie du fleuve n'est pas navigable. Le débit est partiellement régulé par deux barrages :
- celui de Villerest sur la Loire ;
- celui de Naussac sur l'Allier. Ils permettent la retenue des eaux pour écrêter les crues et le relargage pour maintenir un débit suffisant, en particulier afin de permettre le refroidissement des quatre centrales nucléaires situées sur le fleuve (Belleville-sur-Loire, Dampierre-en-Burly, Saint-Laurent-Nouan et Chinon.

Principales villes traversées


- Le Puy-en-Velay
- Roanne
- Nevers
- Orléans
- Blois
- Tours
- Saumur
- Nantes
- Saint-Nazaire

Voir aussi

La Loire a donné son nom :
- aux départements suivants :
  - Indre-et-Loire (37)
  - Loire (42)
  - Haute-Loire (43)
  - Loire-Atlantique (44)
  - Maine-et-Loire (49)
  - Saône-et-Loire (71)
- à la région française des Pays de la Loire
- Liste des fleuves de France
- Liste des ponts sur la Loire Un site qui surplombe la Loire près de Chalonnes-sur-Loire : la Corniche Angevine.

Liens externes


- [http://www.rivernet.org/loire/loire_f.htm Site sur la Loire]
- [http://www.francebalade.com/loire/index.html]
- [http://www.loire-et-terroirs.fr/]
- [http://projet.asso.free.fr/petition/]
- [http://www.chateauxavelo.com/FR/bienvenue.asp]
- [http://perso.wanadoo.fr/ligerien.christian/index.html]
- [http://www.loirenature.org/]
- [http://cahiersnaturalistes.free.fr/cpnrc/index.htm]
- [http://www.loire-a-velo.fr/] Catégorie:Cours d'eau de France Loire Catégorie:Eau à Nantes

Wisigoths

Les Wisigoths (en allemand Westgoten, ou Goths de l'Ouest), ou Tervinges, étaient un peuple germanique d'origine scandinave, issu de la Suède méridionale et incorporé tardivement dans l'Occident romain. Après la chute officielle de l'Empire romain occidental (476), les Wisigoths ont continué pendant près de 250 ans à jouer un rôle important en Europe occidentale. C'est à coup sûr le peuple barbare le plus prestigieux d'Europe, tant par sa longue histoire et ses origines mythiques, que par ses traces qu'il laissa longtemps dans les esprits. Alors qu'ils occupaient l'ancienne province romaine de Dacie depuis la fin du , les Wisigoths ont adopté peu à peu l'arianisme, à partir de l'année 341, c'est-à-dire une branche du christianisme qui affirme que Jésus-Christ n'est pas Dieu, mais un être distinct créé directement par ce dernier. Cette croyance était en opposition totale avec la croyance chrétienne qui était majoritaire dans l'empire romain et qui plus tard s'est scindée en catholicisme et orthodoxie. Les Wisigoths sont restés fidèles à l'hérésie arienne officiellement jusqu'en 589, lorsque le roi Récarède I (en espagnol : Recaredo) choisit de se convertir publiquement, faisant ainsi joindre officiellement l'Église catholique au royaume wisigothique d'Espagne. Toutefois, après cette date, un fort parti arien demeura fort actif et influent, notamment dans la noblesse. Il en sera encore question au début du dans les derniers jours de l'Espagne wisigothique.

Histoire

Protagonistes des invasions barbares

Les Wisigoths sont apparus pour la première fois dans l'Histoire en tant que peuple distinct en l'an 235, quand ils envahirent et dévastèrent la Dacie. A partir de 268, ils s'attaquent à l'Empire romain et tentent de s'installer dans la péninsule des Balkans. Cette invasion concerna aussi les provinces romaines de Pannonie et d'Illyrie et menaça même l'Italie. Cependant, les Wisigoths furent battus près des frontières modernes d'Italie et de Slovénie et à la Bataille de Naissus, en septembre 269. Au cours des trois années suivantes, ils furent repoussés au-delà du Danube par une série de campagnes militaires menées par l’ empereur Claude II le Gothique, le futur empereur Aurélien étant le commandant de la cavalerie. Cependant, ils purent se maintenir en Dacie, qu'Aurélien fit évacuer en 271, transférant la population vers une nouvelle province créée au sud du Danube sous le nom de Dacia Ripensis. Ils y restèrent établis jusqu'en 376, lorsqu'un de leurs deux chefs, l'arien Fritigern, fit appel à l’ empereur romain Valens et lui demanda l'autorisation de pouvoir s'installer sur les berges Sud du Danube, afin de se protéger des Huns, incapables de traverser en force ce large fleuve. Valens accorda sa permission et aida même les Wisigoths à traverser le Danube. En retour, Fritigern dut fournir des mercenaires pour l'armée romaine. Mais, l'année suivante, une famine éclata sur les terres occupées par les Wisigoths et les gouverneurs romains de leurs territoires les traitèrent cruellement. Comme Valens ne répondait pas aux appels à l'aide de Fritigern, celui-ci prit les armes. La guerre qui s'ensuivit se termina le 9 août 378 lors de la bataille d'Andrinople où Valens mourut. Fritigern, victorieux, fut reconnu comme roi par son peuple et les Wisigoths devinrent la principale puissance des Balkans. Le successeur de l'empereur Valens, Théodose I, conclut la paix avec Fritigern en 379. Le traité fut respecté jusqu'à la mort de Théodose en 395. Cette même année, Alaric I, le plus célèbre des rois Wisigoths, monta sur le trône, alors qu'à l'empereur Théodose succédaient ses deux fils incapables : Arcadius en Orient et Honorius en Occident. Au cours des quinze années suivantes les conflits furent entrecoupés par des années d'une paix vacillante entre Alaric et les puissants généraux germaniques qui commandaient les armées romaines. Mais, après l'assassinat du général d'origine vandale Stilicon (Stillicho) par Honorius en 408 et après le massacre des familles de 30 000 soldats wisigoths servant dans l'armée romaine, Alaric déclara la guerre. Il fut bientôt aux portes de Rome, et devant le refus d'Honorius de négocier, les Wisigoths pillèrent la ville le 24 août 410. Cet événement frappa considérablement les esprits des contemporains, et sert parfois comme événement final de l'Antiquité. Voir l'article général Invasions barbares.

Le royaume wisigoth

Invasions barbares Lorsque la paix fut conclue par le fœdus de 418, Honorius accorda aux Wisigoths des terres dans la région de l'actuelle Aquitaine, suivies d'autres en Espagne. L'Espagne, outre les Wisigoths était également aux mains des Vandales et des Alains mais les Wisigoths écrasèrent ces derniers et harcelèrent les Vandales qui finirent par partir vers l'Afrique. Euric, le second grand roi des Wisigoths, unifia les diverses factions et, en 475, força les Romains à leur accorder l'indépendance complète. À sa mort, les Wisigoths formaient le plus puissant des états succédant à l'Empire romain d'Occident.
- Voir les articles détaillés :
  - royaume d'Aquitaine ;
  - Espagne wisigothique, capitale : Tolède. Lors de sa plus grande extension, avant l'année 507, le royaume wisigoth comprenait l'Aquitaine ainsi que toute la péninsule ibérique, mis à part une partie du nord de la péninsule, appartenant aux Basques, les Vascons, les Astures et les Cantabres (populations montagnardes d'origines celtibériques) et le royaume des Suèves dans le nord-ouest. En 507, après la bataille de Vouillé, les Francs prirent le contrôle de l'Aquitaine et, en 554, Grenade et l'Andalousie devinrent des possessions byzantines lors de la « reconquête de l'Ouest » par l'empereur byzantin Justinien I. Le Wisigoths annexèrent le royaume des Suèves en 585 et chassèrent en 624 les Byzantins des régions méridionales. Trop peu nombreux pour occuper toute la péninsule, le peuple wisigoth est surtout établi au nord de la Meseta, entre le Tage et l'Èbre, s'implantant dans ces régions montagneuses et boisées au rude climat plutôt qu'en Andalousie et sur la côte Méditerranéenne. Peut-être qu'en groupant les Goths dans ces terres peu peuplées et moins romanisées du Nord, leurs rois ont voulu ainsi préserver la cohésion nationale, évitant ainsi une romanisation rapide et une absorption parmi la masse hispano-romaine de la moitié sud du royaume. On estime une population wisigothique, est plus largement germano-barbare (car les Wisigoths étaient constitués en plus de Goths, d'autres peuplades) à 200 000 individus au maximum pour une population ibérique estimée à 3/4 000 000 d'individus. La domination wisigothique est donc surtout militaire. Ils cantonnent des troupes dans les principales cités d'Espagne. En effet, depuis l'arrivée des Wisigoths en Gaule en 412 puis, après leurs premières expéditions en Espagne quelques mois plus tard pour combattre Vandales, Suèves et Alains à la solde de Rome, les Wisigoths ont régulièrement lancé des raids militaires pour affirmer leur puissance face aux autochtones mais surtout face aux Suèves, organisés en petit royaume dans le nord-ouest du pays. En 476, Euric, l'un des plus grands rois goths, annexe toute l'Espagne ; son fils et successeur Alaric II amorçera la colonisation wisigothique dans le nord du pays et place également le meilleur de ses troupes. Certains historiens ont vu en celà la cause de la défaite du roi wisigoth face au franc Clovis : Alaric ne disposant pas de l'intégralité de ses troupes et de la célèbre cavalerie wisigothique, il enrôla dans son armée de nombreux Gallo-romains pro-wisigoths mais peu aguerris et motivés.

Chute soudaine du Royaume

Mais le royaume wisigoth disparut en 711, lors du décès du roi Rodéric (Rodrigue/Rodrigo), tué lors de l'invasion du Sud de la péninsule par les Musulmans Omeyyades et leurs troupes de cavaliers berbères islamisés. La majeure partie de l'Espagne actuelle se trouva rapidement sous domination musulmane.
- Voir l'article détaillé: Conquista mauresque;

Postérité

Pélage, un noble wisigoth apparenté au roi Rodéric, trouva refuge dans les montagnes du Nord de la péninsule avec 300 guerriers peu après la défaite de 711 et est crédité d'avoir commencé la reconquête chrétienne de l'Espagne en 718 quand il défit les Omeyyades à la Bataille de Covadonga et établit le royaume des Asturies dans le nord de la péninsule. Pélage et ses successeurs se réclamèrent d'être les continuateurs de l'Espagne wisigothique jusqu'au , mais en réalité cela est bien fini pour le peuple wisigoth, qui, perdant son rôle de dominateur, de dirigeant avec la chute de leur royaume, disparaîtra totalement. Cependant les Wisigoths marqueront pendant encore longtemps les esprits de la péninsule ibérique et du Sud-Ouest de la France par leur longue histoire et leur prestige. Jusqu'en plein , la noblesse espagnole se disant descendre de la noblesse wisigothique jouissait d'un certain prestige. Et leur capitale royale, Tolède, perdue en 712, garda un symbolisme fort pendant longtemps, ne sera reprise par les Chrétiens du Nord qu'en 1085 et servira de nouveau de capitale. D'autres Wisigoths, catholiques refusant d'adopter la foi musulmane ou de vivre selon ses règles, se sauvèrent vers le Nord, dans le royaume des Francs et quelques décennies plus tard, des Wisigoths jouèrent des rôles importants sous le règne de Charlemagne et ses fils notamment ; citons Théodulf d'Orléans (Thiudulf), Agobard de Lyon, ou encore Wittiza, fils d'un noble wisigoth de Gothie et futur religieux sous le nom de saint Benoît d'Aniane.

Chronologie


- 235 : Début des invasions des Goths, qui dévastent la Dacie.
- 258 : Les Goths se séparent en Ostrogoths et Wisigoths.
- 269 : Victoire sur les Goths de l'empereur Claude II (Claude le Gothique) à Naissus (Aujourd'hui, Niš, en ex-Yougoslavie).
- 332 : Ariaric, roi des Wisigoths, lance une attaque contre les Sarmates de la plaine, par la vallée du Maros, mais subit une défaite totale face aux Romains, accourus au secours des Sarmates
- 341 : Les premiers Wisigoths sont convertis à l'arianisme par l'évêque Ulfila.
- 369 : L'empereur romain Valens force le roi des Wisigoths Athanaric à reculer dans les Serrorum Montes (Carpates du Sud-Est) et à accepter un traité qui lui est peu favorable sur la frontière du Danube.
- 370 : Naissance d'Alaric I, futur roi des Wisigoths.
- 376 : L'armée wisigothe, dirigée par Athanaric est mise en déroute par les Huns aux abords du Dniestr. Les Wisigoths qui occupent une partie de la Dacie depuis 150 ans, demandent aux Romains sous la pression des Huns, à traverser le bas-Danube. La permission est accordée. Athanaric se réfugie dans la Caucalanda (Transylvanie) ; la majprité des Wisigoths, conduits par Fritigern, vont s'installer en territoire romain.
- 378 : L'empereur Valens est défait et tué par les Wisigoths à Andrinople.
- 380 : Athanaric et sa suite se réfugient à Constantinople.
- 396 : Début du règne d'Alaric Ier, roi des Wisigoths.
- 401 : Les Wisigoths envahissent l'Italie.
- 402 : Les Wisigoths sont battus par le général romain d'origine vandale Stilicon et rejettés hors d'Italie.
- 402 : Pour échapper à la menace des Wisigoths, la cour impériale est à nouveau déplacée de Milan à Ravenne, un site plus facile à défendre.
- 410 : Les Wisigoths conduits par Alaric prennent et pillent Rome durant trois jours. Décès à la fin de l'année d'Alaric près de Cosenza en Calabre, alors qu'il espérait s'embarquer pour la Sicile et atteindre l'Afrique romaine. Inhumé avec de nombreuses richesses dans le lit du Busento, qui coule à Cosenza (légende du Trésor d'Alaric).
- 412 Les Wisigoths et leur nouveau roi Athaulf, beau-frère d'Alaric, entrent en Gaule, ruinée par les invasions des années 407/409
- 416 : Les Wisigoths et leur roi Wallia continuent leur invasion en Espagne, où ils sont envoyés à la solde de Rome pour combattre d'autres Barbares.
- 418 : Les Wisigoths y exterminent la tribu vandale des Silings et tuent leur roi Frédébal, les Alains, battent et repoussent les « Suèves » en Galice, et les vandales Asdings. Les Wisigoths obtiennent de Rome des terres en Aquitaine et le statut officiel de fédéré.
- 429 : Aetius, vainqueur des Wisigoths et des Francs est nommé commandant des armées de l'empire d'Occident.
- 451 : Attila, roi des Huns, envahit la Gaule, mais est battu aux champs Catalauniques (près de Troyes), par les Romains, aidés entre-autres par les Francs et les Wisigoths du vieux roi Théodoric Ier, qui trouve la mort au combat.
- 455 : Début du règne d'Avitus, empereur romain d'Occident, porté au pouvoir par les Wisigoths (fin en 456).
- 456 : Le puissant roi suève Réchiaire Ier est défait et tué par les Wisigoths qui commencent à avoir la haute main sur l'Espagne.
- 468 : Victoire des Wisigoths sur les Suèves en Lusitanie (Portugal actuel) qui devient partie intégrante de l'"Empire wisigothique".
- 475 : Les Wisigoths contrôlent maintenant le Sud-Ouest de la Gaule et la plus grande partie de l'Espagne, hormis le royaume suève de Galice. L'empereur Julius Nepos accorde à Euric, grand roi des Wisigoths et fervent arien, la concession légale des terres qu'il a conquit.
- 476 : Euric achève la conquête du reste du Sud de la Gaule jusqu'à la frontière italienne, y implante son pouvoir et son autorité sur la péninsule ibérique est officiel après la déposition du dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule par le chef barbare Odoacre.
- 506 : L'église des Wisigoths tient un synode et leur roi Alaric II tente un rapprochement tardif avec les catholiques. Alaric II promulgue un code de lois pour ses sujets Gallo-romains, le Bréviaire d'Alaric, inspiré du Code de Théodose.
- 507 : Allié à Gondebaud, le roi des Burgondes, le roi franc Clovis I défait les Wisigoths à Vouillé et tue Alaric II. Les Wisigoths sont repoussés vers l'Espagne.
- 508 : Intervention en Gaule des troupes ostrogothiques envoyées par le roi Théodoric Ier qui repoussent les armées burgondes et franques et sauvent les Wisigoths de l'extermination. Le roi Geisalic, élu par l'armée après la défaite de Vouillé, est chassé sur ordre de Théodoric qui installe son petit-fils Amalaric.
- 525 : Théodoric le Grand emprisonne le pape après son échec comme médiateur entre les Wisigoths et Byzance.
- 541 : Les Francs attaquent le royaume des Wisigoths au Nord de l'Espagne mais sont repoussés à Saragosse.
- 554 : Début du règne d'Athanagild Ier (fin en 567), appuyé par Byzance contre son prédéssesseur Agila Ier.
- 585 : Le grand roi Léovigild achève la conquête du royaume des « Suèves » au Nord-Ouest de l'Espagne et rèussit en partie l'union de la péninsule ibérique (considéré en Espagne comme le premier « Unificador National »).
- 586 : Décès de Léovigild, dernier roi officiel